Elizastreet
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Rencontre avec ElizaStreet, Blogueuse, Youtubeuse et Illustratrice

ElizaStreet, une passionnée au service de la Sneaker.

[dropcap size=big]D[/dropcap]ans le cadre de la rubrique Portrait Portrait, j’ai le plaisir de vous présenter Eliza. Pour celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la sneaker le pseudonyme ElizaStreet vous dit sûrement quelque chose et c’est normal. Figures incontournables du sneaker game en France, Eliza et une passionnée qui se met au service de la Sneaker. Elle a donc eu la gentillesse d’accorder un peu de son temps à SneakHeart afin de répondre à quelques question. L’occasion pour elle de revenir sur ses premiers pas dans la sneaker, sur sa passion et ses projets … Bonne lecture.

 

Elizastreet

 

Salut Eliza, merci de m’accorder un peu de temps. Avant de débuter ton Portrait SneakHeart, est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots.

Eliza 25 ans et illustratrice. À côté de cela, je crée du contenu sur ce qui me passionne que je publie sur Youtube ou sur mon site. Pour résumer, je parle de danse hip-hop, sneakers, mode, Nintendo… Je suis aussi très présente sur Instagram @Elizastreet.

 

À quand remonte ton engouement pour la sneakers ? Et quel est ton rapport aujourd’hui à la sneaker (passionnée, collectionneuse, Addict, etc.).

Depuis toute petite déjà en CP je comparais mes paires à celle de mes potes. Je disais fièrement à un de mes amis «Je vais avoir des baskets Roi lion !! » genre en mode trop contente et il m’a répondu en gros « C’est de la merde ! Moi je vais avoir des air max » dans ma tête j’étais là « il ne connaît pas la puissance du roi lion lui ». À cette époque, j’aimais déjà la marque au swoosh, mais mes parents me disaient « trop cher ».

Je nettoyais aussi mes baskets en rentrant de l’école pour les garder neuves le plus longtemps possible, et j’avais trouvée une astuce pour que mes parents m’achètent de nouvelles paires avant la prochaine rentrée. Je faisais croire que mes baskets étaient trop petites et que j’avais mal aux pieds haha ! Mais ils ont fini par comprendre mon subterfuge, lorsqu’en CE1 je demandais à avoir des paires en 38/39.

Petite je ne connaissais pas Footlocker et toutes ses enseignes cool, mes parents m’emmenaient chez Décathlon, Bata ou Eram. Bref, je trouvais pas ce que je voulais et je les faisais tourner en rond des heures les pauvres.

 

Te souviens-tu de ta première paire de sneaker (premier achat, paire offerte, etc) ? Si oui, quel est le facteur qui a influencé ton choix ?

Je ne sais pas du tout, mais le premier achat qui m’a le plus marqué c’est au collège quand enfin j’avais trouvé la paire de mes rêves la Nike DUNK. Avec l’argent de mon anniversaire, j’avais acheté une dunk low rose et blanche. Tout le monde regardait mes pieds dans ma classe en 3ème D.

C’est celle que je voyais à la télé dans les clips, je n’avais pas leurs noms, mais c’était du genre Air force 1, Air Jordan 1 ou Nike Dunk. Je ne faisais pas la différence entre ces trois modèles. Pour moi c’était simplement des déclinaisons. Mais c’était clairement mon Graal.

Aujourd’hui, c’est différent je peux me permettre d’en acheter dès que j’ai un coup de coeur. Et l’avantage c’est que je sais où les trouver 🙂 . Petite anecdote c’était pareil pour les sapes. Du coup je ressemblais un peu à un mec, les références : Missy Elliott, Eminem, TLC, Rohff, etc le hiphop des années 2000 en gros.

 

Quels sont tes trois kiffs du moment en matière de sneakers ?

Longtemps cela a été la Air max 1, mais depuis quelques mois je reviens sur mes premiers kiffs qui sont, Air Force 1, Air Jordan 1 et la Nike Dunk. C’est clairement les paires qui m’ont ramenées là-dedans.

 

Est-ce qu’il y a une paire (que tu estimes impossible à avoir pour diverses raisons : prix, introuvable, etc.) que tu souhaiterais absolument pouvoir te procurer ?

Non, pas particulièrement, mais en ce moment je dirais les Air force 1 montante dans le délire militaire. Je ne me suis même pas cassé la tête pour chercher le nom pour te dire, mais je les trouve vraiment cool. Ensuite, je dirais la Nike Vapormax (par contre jamais je ne mettrais le prix fort, moi c’est max 150 euros).

Special Field Air Force 1

 

Ceux qui te suivent auront remarqué ton amour pour la marque au swoosh et plus précisément pour la Air Max. À l’occasion du Air Max Day tu as eu l’occasion de collaborer avec Nike et la boutique Starcow. Peux-tu nous en dire plus au sujet de ce projet ? (Premiers contacts, le déroulé, etc..).

L’idée est venue de Michael, je suis vraiment contente qu’il m’ait proposé de faire cette collaboration. Nike a directement validé le projet derrière, c’était vraiment lourd ! La marque Nike m’a même proposée une mise en avant sur leur site justement pour cet événement.

Peux-tu nous dire quelle a été ta réaction en voyant une rubrique dédiée à ton travail sur le site Nike ?

Pas la peine de te dire que j’étais trop contente et fière aussi, d’autant plus que c’est ma marque préférée. Et puis ça m’a fait plaisir d’allier plusieurs passions sur un même projet (GROS SHOUT OUT A STARCOW). Super expérience !

 

D’ailleurs comment t’es venue l’idée de réaliser des illustrations ?

En réalité, j’ai toujours aimé dessiner. Je demandais souvent de la peinture et des feutres. En martenelle, je me faisais régulièrement réprimander, car je ne faisais jamais les exercices demandés. À la place, je dessinais des personnages dans le coin des feuilles. Et à la maison, c’était l’un de mes passe-temps favoris, égalité avec les dessins animés et ma Nintendo 64.

Je me suis réellement mise à l’illustration il y a 3 ans. Cela faisait un moment que je me tâtais à acheter une tablette graphique et un jour sur un coup de tête j’en ai commandé une. Au début, elle traînait sur mon bureau puis je me suis boostée et à force d’entraînement et de tutoriel sur YouTube, je suis devenu plutôt à l’aise avec les techniques de digital painting. En ce moment, je commence à apprendre le graphisme à l’aide d’un pote qui lui fait ses études là-dedans.

 

Je t’ai découvert pour la première fois sur Youtube, avec notamment les vidéos SYCK (Show Your Collection of Kicks). Je trouve tes vidéos vraiment intéressantes, car elles dégagent une certaine authenticité. Les personnes que tu sélectionnes sont très loin de l’agitation que peuvent provoquer certaines sorties. Est-ce un choix de ta part d’orienter tes interviews SYCK vers ce type de profil ? 

https://www.youtube.com/watch?v=SAx3dkeQLx8

Pour mes vidéos, je choisis les profils compléments au hasard. Parfois, ce sont les personnes qui viennent directement vers moi, sinon c’est aléatoire en fouillant dans mes contacts. C’est le but même de SYCK de montrer une multitude de profil dans la sneakers. C’est le game et il y a autant d’histoires que de personnes. Il y a ceux qui cop tout, d’autres sont seulement intéressés par quelques modèles et détestes le reste. Certains sont 100% b-ball, ou d’autres simplement amoureux et ont accumulé au fur et à mesure des années. Il y a aussi les nostalgiques qui rachètent des paires de leur enfance, il y a ceux qui ont racheté la paire qu’avait leur grand frère à l’époque. Et enfin, les chineurs qui fouillent et trouvent des petites pépites oubliées. Bref il existe plusieurs profils.

 

Dans tes vidéos on peut remarquer que la sneaker est un univers très hétérogène. Chaque personne à sa propre manière de consommer la sneaker. Est-ce quelque chose que tu souhaitais mettre en avant ?

Je trouve cela super intéressant et c’est ce que veux montrer dans mes vidéos. Le but n’est pas de présenter des personnes avec une collections à xxx euros, mais de présenter des personnes qui auront des histoires à raconter.  Après si une personne possédant une collection à xxx euros à des choses intéressants à dire, je prends aussi. Mais si c’est pour dire regarde ce que j’ai et point, autant rien faire.

Sur un même modèle tu peux avoir des anecdotes complètement différentes. Un exemple bien concret la Stan Smith, pour Kakachi (Ep 5) et Yann (Ep 13) ils ont tous les deux 30 ans et ont grandi à Marseille à l’époque de la musique « Je danse le Mia« . Pour Kakashi c’est la paire qui ne pouvait pas se payer à l’époque, maintenant il l’a dans sa collection et il se dit « j’ai ma paire » . Pour Yann c’était la paire qu’il portait avec le survêt Lacoste il l’a aussi dans sa collection pour se rappeler tous ses souvenirs. Damien (Ep 10) lui a une Stan Smith de 1978 et made in France. Il est passionné par les paires vintages et il connaît parfaitement l’histoire de la Adidas Stan Smith, de sa création à aujourd’hui. À travers ces exemples, on constate qu’une paire peut avoir une valeur différente d’une personne à une autre. Pourtant c’est juste une Stan Smith !

 

Le domaine de la sneaker s’est énormément démocratisé. Il existe de plus en plus de médias qui abordent la sneaker. Un peu partout à travers la France, les passionnés s’organisent pour proposer des événements. Comment perçois-tu cette évolution ?  

Plus on est mieux c’est ! C’est ce qui fait grandir et évoluer une culture et si on peut se rassembler sur des événements c’est mieux !

 

Comment vois-tu l’évolution de la sneaker dans les années à venir ?

I don’t know, mais ça va se développer encore plus je l’espère.

 

Pour conclure ce portrait SneakHeart, si tu avais le pouvoir de modifier une chose (pratique, mentalité, etc. ) qui te déplaît dans le milieu de la sneaker, quel serait ce changement ?

Je changerai la mentalité des anciens puristes-conservateur anti-changement qui crachent sur les petits nouveaux dans le game parce qu’ils s’y connaissent moins ou pour d’autres raisons. C’est la première fois que je vois une culture dans laquelle certaines personnes ne sont pas contentes qu’il y ait une nouvelle génération ! En quelque sorte, ils n’acceptent pas la relève or, en ayant un tel comportement c’est pour moi le meilleur moyen de tuer cette culture. Malheureusement, on dirait que ce ce milieu est organisé comme une confrérie haha. De plus, je trouve que cela ne fait que tuer l’ambiance.

Je leur donnerais à la place l’amour de la transmission de leur passion et de leur savoir. L’évolution et le changement sont des étapes indispensables pour continuer à faire vivre une culture. Au final ce ne sont que des sneakers. Vous ne disposez d’aucun talent, donc arrêtez de vous chamailler et venez on partage, et on se boost. Peace la streeeet !!!!

 

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